Jean Baptiste M.

24 mars 2022

Roman en demi-teinte pour un bon univers de fantasy

J’avais été assez agacé, à l’instar d’autres roman de fantasy de la même branche, de ne trouver aucune critique constructives sur roman lui-même.

Les deux critiques opposées que l’on trouvait lorsque je l’ai acheté était :
-« C’est génial, c’est un roman de fantasy féministe ! »
Ou
-« C’est nul, c’est un roman de fantasy féministe ! »

Avec son lot de louanges dithyrambiques ou de détractions toute aussi peu mesurées.

Au final je suis partagé.
Il m’a fallu 150 pages pour réussir à rentrer dans roman, à m’intéresser par les événements et à me sentir concerné par ce qui arrive aux personnages.
150 pages d’un gros volume qui en compte près de près de 1 000.
Par la suite par contre le récit est bien entrainant et les 850 autres pages se lisent très facilement !!!

Comme souvent en fantasy, le récit est fractionné pour suivre quatre protagonistes principaux, là encore c’est une certaine déception, je me suis vraiment attaché à l’une d’entre elle, les trois autres m’ont semblées assez fades.
On sent ce même déséquilibre dans le partage géographique du récit qui est sensé s'intéresser à ce qui se passe "à l'est" et "à l'ouest" mais ne développe réellement qu'un de deux volets.

Autre critique, l’autrice ne sais pas faire ressentir la longueur d’une épreuve.
A plusieurs reprises on nous annonce une route dure et éprouvante à venir, une poursuite de longue haleine… et hop, on zappe à la conclusion, ruinant l’effet, la montée dramatique qui aurait pu s’installer.
Un personnage a une épée de Damoclès au-dessus de la tête, fondu au noir, hop il est tiré d’affaire sans égratignure… et on ne reparle plus du moyen de se débarrasser de cette menace qui pèse pourtant également sur pleins d’autres personnes dans le monde…

Pourtant le monde est vraiment intéressant, en particulier les enjeux et questions liées aux différentes religions, traditions et cultures bien pensée et bien amenées.
Les regards et constructions issus d’un même événement s’étant produit quelques siècles dans le passé s’entrechoque et se confrontent…
C’est là la force de ce roman.

Du coup, au final je suis content d’avoir forcé le passage des 150 premières pages pour lire ce roman, qui n’est pas parfait mais qui me laisse pourtant un bon souvenir.