Tenir sa langue

Polina PANASSENKO

Éditions de L'Olivier

  • par (Libraire)
    19 septembre 2022

    Comment je m'appelle et, donc, qui suis-je ?

    Polina Panassenko écrit avec ses tripes, c'est la 1ère chose que je me dis une fois terminé ce roman, qui en dit très long sur son auteure.
    Avec ses tripes et avec humour, adoptant, pour raconter le voyage d'une fillette de l'ex URSS vers la France, un rythme sans temps mort.
    Entre l'appartement communautaire moscovite où cohabitent 3 générations et celui de St Étienne où vont s'installer les parents de Polina et leurs 2 filles en 1993, il y a 3000 kilomètres, une culture et surtout une langue, totalement incompréhensible à la petite qui débarque.
    Partagée entre ces deux langues, ces deux cultures et ses deux pays, la petite va devoir user de stratagèmes pour conquérir le français, "la langue du dehors", aux dépens du russe, la langue de la famille, de la maison, "du dedans".
    Mais si ce récit fait de sons et d'accents, d'images et de mémoire va nous permettre de plonger dans l'enfance de la narratrice, c'est tout d'abord parce que l'auteure a souhaité, vers la trentaine, récupérer son prénom russe troqué par l'administration française contre un prénom francisé au moment de la naturalisation de son père. Un parcours de combattante dans les méandres des "services compétents"...
    Un gros coup de cœur pour un texte ramassé, époustouflant de maîtrise et plein de tendresse lorsque la narratrice évoque ses grands-parents.


  • 3 septembre 2022

    Coup de coeur d'Aurélia

    Lorsque la petite Polina quitte la Russie pour la France, elle doit non seulement s'habituer à son nouvel environnement, apprendre la langue mais aussi composer avec la variante française de son prénom.

    Polina devient Pauline.

    Adulte, retrouver son vrai prénom sera son combat.

    Un premier roman intime et original.

    Aurélia


  • par (Libraire)
    3 septembre 2022

    Un nom, une histoire

    Polina souhaiterais reprendre l'orthographe russe de son prénom qui a été franciser à son arrivée en France pour "facilité son intégration". Mais cette action en justice n'est pas des plus simple et c'est un combat qui s'engage.
    Pour enfin pouvoir utiliser son vrai prénom elle nous raconte son parcours pour se retrouver enfin elle-même et toute l'histoire de sa famille.


  • par (Libraire)
    30 août 2022

    Joyeux, révoltant et nostalgique

    Récit autobiographique sur la quête d'identité d'une femme déchirée entre 2 cultures, 2 langues, 2 pays : la France et la Russie.
    L'autrice nous dévoile les affres de l'administration française lorsqu'il s'agit de retrouver son prénom de naissance (façon "maison qui rend fou" dans les "12 travaux d'Asterix" !) et sa nostalgie de la culture russe.
    On rit, on se révolte... On aime le premier roman de Polina Panassenko !

    Citation :
    "Un son qui marche c’est un son qui produit quelque chose. Un son qui ne marche pas équivaut au silence. Tu fais le son mais l’autre fait comme si tu n’avais rien dit."

    #russie #administration #urss # identité


  • par (Libraire)
    26 août 2022

    Surprenant, émouvant et très drôle !

    On n'a rien écrit de semblable sur le déracinement, l'attachement à la langue maternelle et la construction d'une double identité... Surprenant, émouvant et très drôle !


  • 26 août 2022

    DAMIEN

    « Pensez-vous que ce soit dans votre intérêt d’avoir un prénom russe dans la société française ? » lui demande la procureure, parfaitement incrédule. Quand Polina - ou Pauline, elle ne le sait plus vraiment - est arrivée en France après la chute de l’URSS, son père fait franciser son prénom. Pour faciliter son intégration. Pour la protéger, aussi. Avant elle, sa grand-mère, Juive ukrainienne, avait aussi troqué son compromettant prénom de Pessah pour celui de Polina. C’était une autre époque. Faut-il encore cacher qui on est dans la société française ?
    Dans un récit vif et drôle, ponctué de mots slaves et yiddish, la narratrice nous invite à partir à la recherche de son identité égarée, quelque part entre Moscou et Saint-Étienne dans les années 90. Lorsqu’elle était Pauline dehors et Polina dedans. Lorsqu’elle devait constamment « tenir sa langue » : ne pas parler français devant ses grands-parents restés à Moscou ; ne pas parler russe devant ses camarades et dévoiler sa véritable identité. Il ne faudrait pas que des deux mondes se (con)fondent l’un dans l’autre.
    "Tenir sa langue" est un premier roman attendrissant, entre humour noir et colère , qui aborde la question de l’identité, des secrets de famille et de leur poids et du système français parfois absurde. Un roman à dévorer en une soirée!


  • par (Libraire)
    26 août 2022

    Aimeriez-vous qu’on change votre prénom sans vous laisser le choix ?

    Avec beaucoup d’humour, d’insolence, de tendresse et de mélancolie Polina Panassenko nous parle d’elle, de son enfance, de son prénom, de son origine à lui et à elle.

    C’est un premier roman très réussi pour Polina Panassenko qui utilise une langue franche, crue, qui n’a pas peur d’aller droit au but. Ce qui nous amène à une certaine réflexion sur notre prénom, son histoire, ce qui se cache parfois derrière mais c’est aussi un questionnement sur la francisation des prénoms, qui est une réalité.

    Un très beau récit miroir sur l’enfance, sur la perte et le changement d’identité.


  • par (Libraire)
    22 août 2022

    En quête d'identité !

    La narratrice de ce premier roman nous livre son combat pour retrouver son prénom de naissance, celui de ses racines, de sa famille qui a fui les pogroms d'Ukraine et de Lituanie, de sa vie en Russie... Elle souhaite ardemment être libre de porter le prénom que ses ancêtres eux, ont du cacher pour survivre.